Aristolochia longa L
Posté le 05.05.2008 par jollinart
Table I : Composés chimiques de l’huile essentielle d’Aristolochia longa L.
(J. De Pascual et al., 1983a)
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VII. Vertus et Utilisation :
L’Aristolochia longa L. jouit de propriétés toniques et stimulantes, on l’emploie surtout comme remède emménagogue, et c’est à ce titre qu’elle était célèbre dans la thérapeutique des anciens. Elle a été attribuée pour soigner des obstructions utérines et aussi contre la goutte. Utilisée en médecine populaire dans la région méditerranéenne pour provoquer la contraction de l'utérus ou pour réduire d'abondantes lochies (sécrétion puerpérales). Son tubercule est appelé le ver tueur, car l’acide Aristolochique est l’inhibiteur contre la carcinome CA 755 et il démontre une activité antimicrobienne sur S. areus et B. subtilis. Les racines sèches broyées en poudre en sont mélangées avec Lawsonia inermis L, et sont utilisées dans le traitement de la dermatite. (Gray, 1828; Spach, 1841; Corriente, 1997; Avalos et Maibach, 2000; Salisbury, 2007).
Selon Dioscoride (M.M. III, 4), l’Aristolochia longa L. est efficace contre les poisons et les venins ainsi que les morsures de serpents; elle fait venir les monstrues; elle est bonne pour soigner les asthmatiques, le hoquet (lugmos), les frissons de fièvre, les affections de la rate, les fractures, les spasmes, utilisée par les Hakims pour les affections de la gencive, les maladies de l'utérus, des plaies ulcérées sordides (rhuparon helkos), nécessaire pour extraire les échardes et les éclats d'os, ainsi que pour combler les creux des cicatrices et nettoyer les gencives et les dents. (Dymock, 1885; Honigberger, 1852)
En plus de leurs effets thérapeutiques, les Acides Aristolochiques ont été rapportés d'avoir des effets antifongique, antibactérien, antiviral, et même anti-tumoral (Kupchan et Doskotch , 1962; Grossgebauer et coll. , 1970; Mose, 1975; Hartwell, 1976 ; Mose et coll. , 1980).
Dans les zones rurales marocaines, l’ Aristolochia paucinervis Pomel (Aristolochiaceae) est utilisée pour traiter les infections de la peau et surtout la gangrène gazeuse (Bellakhdar, 1997; Merzouki et coll., 1997; Gadhi et coll., 1999). Elle est connue pour son amertume et sa toxicité, et les guérisseurs traditionnels recommandent son utilisation avec soin et toujours pour de courtes périodes de traitement (Benchaabane et Abbad, 1997).
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VI. Répartition et localisation :
Le genre Aristolochia L., se compose d'environ 500 espèces centrées dans les régions tropicales, certaines espèces habitant les zones tempérées et subtropicales; environ 90 espèces se trouvent au Brésil. (Leitão et Kaplan M.A.C., 1992 ; Kelly et Gonzàlez ; 2003).
VI.1.Habitat:
L’Aristolochia longa L. préfère les sols humides, les montagnes, et les espaces culturaux (champs, jardins, vergers), elle se maintient surtout à l’avantage des chaos et des pierriers. Les habitats limites sont d’une part les quelques flancs écorchés et falaises, d’autre part
certains pâturage sub-intensifs du Moyen Atlas au Maroc (région d’Azrou, de Khenifra, d’Oulmès, de Beni-Mellal) certains substrats (haies vives, halliers, épineux, pierriers) parviennent tout de même à assurer la sauvegarde des bouquets d’Aristolochia longa paucinervis. (Maire, 1961 ; (The New and Complete American Encyclopaedia, Universal Dictionary of Art and Science, Volume I, New York: John Low, 1805, (Original issue de Université de Harvard, Numérisé le 10 Mai 2005, New York), 2001) ; Delacre, 2006).
VI.1.2.En Algérie :
Aristolochia longa L. ssp fantanesii abrite les forêts, broussailles, pâturages et champs cultivés des plaines et des montagnes jusque vers 1800 m, assez commune dans le tel à l’est d’Oran, vallée du Chélif et Mostaganem. Et l’Aristolochia longa L. ssp paucinervis abrite les prairies humides, et les montagnes, est assez commune dans les montagnes de Tlemcen, mais commune dans le nord, le centre, et l’ouest. (Maire 1961 ; Santa et Quezel ; 1962)
VI.1.3.Dans le monde :
Aristolochia longa de Linné, une plante poussant sauvage dans le sud et l’est de l'Europe, ainsi que dans la région macronésienne et méditerranéenne. Elle est originaire du sud de la France, native d’Espagne et d’Italie. On remarque que sa croissance est très faible en Angleterre. ((The New and Complete American Encyclopaedia, Universal Dictionary Of Art and Science, Volume I, printed and published by John Low, 1805, (Original issue de Université de Harvard, Numérisé le 10 Mai 2005, New York)); Ainslie, 1826; Cobbett, 1829; Anonyme I, 1837; Koch, 1855; Comptes-rendus, Association française pour l'avancement des sciences, France : Secrétariat de l'Association, 1899, (Original issu de l’Université de Harvard, sess.27:pt.2, Numérisé le 11 juin 2007).; English Dialect Society, Publication, Michigan : English Dialect Society, 1965, 15 p. (Original issu de Université du Michigan, no.34 1966, Numérisé le 29 juin 2006).; Ainslie, 1979-1984; The New and Complete American Encyclopaedia, Universal Dictionary of Art and Science, Volume I, New York: John Low, 1805, (Original issue de Université de Harvard, Numérisé le 10 Mai 2005, New York).)
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V. Période la récolte :
La récolte d’Aristolochia longa L. se fait de mai à septembre. Les tubercules en automne, les feuilles pendant la floraison de la plante c'est-à-dire de mai à juin, et enfin les fruits en juillet. (Anonyme I).
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III. Parties utilisées :
On utilise les tubercules secs ou frais, ainsi que les feuilles et les tiges sèches ou fraîches. (Ibn Sina, 1953).
IV. Période de la floraison :
L’Aristolochia longa L. est une plante vivace qui pousse de juin à octobre, elle fleurit en Avril et Mai, et selon le climat des stations comme celle de Coll. et Montic (en France) la Floraison débute en mois d’Mai. En Espagne la floraison commence de février à juin. (Risso, 1826; Cobbett, 1829; Spach, 1841; Anonymee III, 2001)
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II. Classification Botanique:
Selon Paul Grivard et Victor Chaudun la systématique d’Aristolochia longa L. est comme suit :
Règne: Végétal
Embranchement: Phanérogames
Sous embranchement : Angiospermes.
Ordre: Aristolochiales
Classe: Dicotylédone
Sous classe : Archichlamydées
Famille: Aristolochiaceae
Genre : Aristolochia
Espèce : Aristolochia longa
Sous-espèces : Aristolochia longa paucinercis Pomel
Aristolochia longa fantanesii
(Guillaumin, 1964).
Il y aussi une autre classification selon le jardin botanique d’UTAD :
Embranchement : Spermaphyta.
Sous-embranchement : Magnoliophytina (Angiospermae)
Classe : Magnoliatae (Dicotyledoneae)
Sous-classe : Magnoliidae (Magnoliidées)
Ordre : Piperales (pipérales)
Famille : Aristolochiaceae
Genre : Aristolochia
Espèce : Aristolochia longa
Sous-espèce : Aristolochia paucinervis
Descripteur : Pomel. Batt. . in Batt. & Trabut [1890, Fl. Algérie, Dicotyl. : 788]
Et aussi :
Règne: Plantae (Haeckel, 1866 – Plantes)
Sous-règne : Viridaeplantae (Cavalier - Smith, 1981 - plantes vertes)
Embranchement: Tracheophyta (Sinnott, 1935 anciens Cavalier - Smith, 1998)
Sous-embranchement: Spermatophytina (auct.) – (Cavalier Smith, 1998 - semences de plantes)
Infra-enbranchement: Angiospermae auct.
Classe: Magnoliopsida (Brongniart, 1843 – dicotyledons)
Sous-classe: Magnoliidae (Novák anciens Takhtajan, 1967)
Super-ordre: Magnolianae (Takhtajan, 1967)
Ordre: Aristolochiales (Dumortier, 1829)
Famille: Aristolochiaceae
Genre: Aristolochia L.
Espèce : Aristolochia longa
Sous-espèce : Aristolochia longa pallida (Jose Darnaude Diaz,Toutes les plantes vasculaires de l'Espagne,).et (Maire in Jahandiez & Maire [1932, Catal. Pl. Maroc, 2 : 172]) et (De Not. [1844, Repert. Fl. Ligust. : 359], non L. [1753])
(Auteur publiant: Liang Publication: Acta Phytotax. Sin. 13 (2): 15 (1975)).
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Fig. 11 : Feuille d’Aristolochia longa L. (J.D. Diaz)
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I.6.Les feuilles :
Feuilles en forme d'œuf ou de triangle avec la base formée par deux oreilles profondes, les feuilles sont subrériformes alternés, pétiolés, petites, à peine larges d’un pouce, glabres et ont une échancrure considérable qui les divise en deux lobes et leur donne presque la forme d’un fer à cheval. (Descourtilz, 1829; Spach, 1841 ; Anonyme III, 2001). (Fig. 11).
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Fig. 10 : Graines d’Aristolochia longa L. (originale).
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I.5.La graine :
En forme de cœur, les graines sont de couleur brune, obcordées, convexes et chagrinées sur une face, concaves sur l’autre, avec un raphé charnu, saillant, très large. (Maire, 1961). (Fig. 10)