Aristolochia longa L
Posté le 07.05.2008 par jollinart
II. Méthodes :
II.1. Entraînement à la vapeur d’eau :
II.1.1. Principe :
Le principe de cette méthode consiste à percoler la matière végétale par de la vapeur d’eau distillée, l’huile essentielle est récupérée par des condensas par décantation.
Les composés chimiques à extraire sont entraînés jusqu’au réfrigérant, par la vapeur d’eau où sa condensation donne un distillat constitué de deux phases liquides non miscibles. Une des deux phases obtenue est très parfumée. On l’appelle l’huile essentielle. (Fig. 23)
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Posté le 06.05.2008 par jollinart
I.2. Appareillage :
Le matériel de laboratoire utilise est le suivant :
Verreries utilisées :
- Ampoules à décanter : 50 ml, 250 ml, 1000 ml,
- Ballons à fond plat : 100 ml, 250 ml, 500 ml, 1000 ml,
- Ballons à fond plat à un col rodé, à deux cols rodés, à trois cols rodés,
- Ballons à fond rond : 250 ml, 500 ml, 1000 ml
- Ballon Bicol à fond rond : 1000 ml,
- Béchers : 25 ml, 50 ml, 100 ml,
- Coudes en verre et allonges coudées - Entonnoirs (différentes dimensions) : entonnoir fritté,entonnoir à poudre (entonnoir dont la tige est courte et de large diamètre) ; un entonnoir conique à tige longue, entonnoir Büchner,
- Eprouvettes graduées : 200 ml ,500 ml,
- Erlenmeyer : 100 ml, 200 ml, 250 ml, 500 ml, 2000 ml, 3000 ml, 5000 ml,
- Flacons en verre,
- Pipettes pasteur,
- Réfrigérants : à double paroi de 250ml, à bulle de 250 ml, serpentin de 250 ml,
- Tubes de culture : petits et grands,
- Tubes à essaie,
- Tuyaux en verre maniables,
Réactifs :
- Acétone,
- Acide chlorhydrique dilué,
- Ether de pétrole 40°C – 60°C,
- Ether diéthylique,
- Ethanol,
- Hexane,
- Hexane pour HPLC,
- KOH,
- Méthanol,
- Méthanol pour HPLC,
- Sulfate de magnésium,
- HCL,
Appareillage :
- soxhlet,
- balance de précision,
- étuve,
- évaporateur rotatif,
- Spectrophotomètre IR,
- HPLC,
- CG/MS.
(Le reste du matériel est mentionné au niveau de l’annexe).
Autre matériel :
- Bec Bunsen,
- Boites de pétrie,
- Bouchons rodés (différentes tailles) à : un, deux et trois trous,
- Brosses,
- Cartouches de papier filtre,
- Cuillères : à café, à soupe,
- Deux résistances électriques,
- Des eppendorf,
- Gazinière,
- Jerrican,
- Marmite pour le bain marie,
- Noix de serrage,
- Papier rouleau,
- Pinces en fer à quatre doigts,
- Pissette,
- Spatule,
- Statifs ou potences,
- Un mortier et un pilon,
Milieux de culture :
- Milieu Muller-Hinton.
Posté le 06.05.2008 par jollinart
I.Matériel :
I.1. Matière végétale :
Le matériel végétal utilisé pour notre étude est composé de feuilles et tiges sèches, tubercules secs et frais broyés d’Aristolochia longa L.
La récolte des échantillons a été faite le 21 mai 2007 au niveau de la station de BENI-ALI de CHREA à 700 m d’altitude, de 10h à 14h.
On a identifié notre espèce Aristolochia longa L. récoltée à l’aide d’une pioche à 50 cm de profondeur, grâce à l’équipe du Parc National de CHREA, ainsi que par Mme BRIKI, botaniste à la faculté des Sciences Agrovétérinaires – BLIDA.
Notre étude a été réalisée au niveau du laboratoire du Département Vétérinaire de l’Université Saad Dahleb de Blida et dans le laboratoire de chimie du Département de Chimie Industrielle.
Pour cela, nous avons procédé dans une première étape à l’extraction de l’huile essentielle et du principe actif (l’Acide Aristolochique) d’Aristolochia longa L. à partir des feuilles et des tubercules. Dans une seconde étape, nous avons effectué l’analyse de l’huile essentielle par la GC/MS, l’analyse du principe actif par l’HPLC et la spectrométrie infrarouge.
Posté le 06.05.2008 par jollinart
IX. Toxicité:
L’espèce Aristolochia est un autre exemple de plantes contenant des composants chimiques toxiques. L'Acide aristolochique, trouvé dans toutes les espèces d'aristoloche enquêtées a été identifié comme ayant un puissant effet cancérigène et néphrotoxique (Menges ; 1992; Menges ;1993; Vanherweghern , Depierreux , Tielemans , et al. 1993).
La surdose de l’ingestion d'AA associée à la phytothérapie chinoise provoque des démangeaisons, des rhumatismes, l’arthrite, et peut mener à un échec rénal sérieux, à une néphrite, et à la néoplasme urinaire (Lord et al. ; 1999 ; Cosyns, et al., ;1999 ; Fong ; 2002).
Par conséquent, les acides aristolochiques ont attiré des attentions considérables de beaucoup de pays dans le monde. L'office de contrôle pharmaceutique et alimentaire (FDA) d'USA a publié l'information de sécurité sur la présence d'AA dans les formulations faites avec des herbes pour prévenir l'augmentation supplémentaire d'événements d’intoxication (FDA, 2001 ; Ioseta et al., 2003). C'est, par conséquent, une vitale importance de mesurer l'AAs contenu dans les herbes médecinales et produits apparentés, et rechercher des substituts (ou remplaçants) avec un bas niveau d'AA. (Journal of Chromatography A, 1109 (science direct), 2006, Xiaoguang, et al., 2006).
Après que l'activité cancérogène des AA ait été découverte, plusieurs études ont été menées pour étudier la mutagénicité génotoxiques et d'autres activités de AA (Robisch et coll. , 1982; Schmeiser et coll. , 1984; Pezzuto et coll. , 1988; Abel et Schimmer, 1983; Furihata et coll. , 1984; Kohara et coll. , 2002).
Posté le 06.05.2008 par jollinart
Fig. 22 : Structure des Aristolactames Ia
(Vineet, Poonam, Prasad, et Parmar, 2003)
Posté le 06.05.2008 par jollinart
Les acides aristolochiques sont issus des aristolactames plutôt que directement d'alcaloïde aporphine quaternaire. (Ils sont structurellement et biogénétiquement apparentés aux aporphines). (Tomita et. Sasagawa, Yakugaku, 1958-1959; Kupchan et Merianos, 1968; David B. Mix,, Guinaudeau et Shamma, 1982 ; Smith et Williams, 1982 ; Houghton et Ogutveren, 1991 ; Muster, 1993 ; Vineet, Poonam, Prasad, et Parmar, 2003).
Posté le 06.05.2008 par jollinart
Posté le 06.05.2008 par jollinart
VIII .3. Les Acides Aristolochiques : ( Les plus importants dans cette espèce lol)
Les propriétés pharmacologiques des acides aristolochiques ont motivé des études sur plusieurs espèces du genre Aristolochia où ces acides s'accumulent, principalement dans les racines. En plus du chloramphenicol et de quelques autres composés naturels, les substances se trouvent rarement dans la nature. Les Acides Aristolochiques (les AA), est une famille de structures apparentées d'acides carboxyliques nitrophénanthrènes.
Les plus connus sont l’Acide Aristolochique I (ou Acide Aristolochique A) le 8 - méthoxy - 6 - nitrophenanthro - (3,4 -d) -1,3 - dioxolo - 5 - carboxylique, et l'Acide Aristolochique II (ou aristolochic acid BII) le 6 - nitrophenanthro - (3,4 - d) 1,3 - dioxolo - 5 - carboxylique.
En général, les AA-I et AA-II sont difficiles à séparés en raison de leur extrême similitude dans leur structure et de leur identiques activités médicinales. Il existe d’autres acides aristolochiques isolés à partir d’Aristolochia longa L. qui sont :
L’Acide 2-(Phenanthro [3,4-d]-1,3-dioxole-6-nitro-5-carboxamido)-propanoique methyl ester, l’acide aristolochique III (ou acide C 6-methoxyaristolochic), et l’acide aristolochique IV (acide 6-methoxyaristolochique) (Fig. 21).
(Rebstock et al., 1949; Kupchan et Doskotch, 1962; Kupchan et Merianos, 1968 ; Munavalli et Viel , 1969 ; Pfeffer et al., 1979 ; J. De Pascual et al., 1983b ; Hinou et al., 1990 ; Pharmacopoeia of the People’s Republic of China, Beijing: The Pharmacopeia Commission of PRC, 1997.; Nortier et Vanherweghem, 2000; T.Y.,Wu, Deng, Hwang, 2001 ; Arlt et coll., 2002 ; Shang, et al., 2002 ; Zhu, 2002 ; Cosyns, 2003; Ioset et coll., 2003 ; Wojcikowski et coll, 2004 ; Rietjens et Spiegelenberg, 2005).
Posté le 05.05.2008 par jollinart
Table I : Composés chimiques de l’huile essentielle d’Aristolochia longa L.
(J. De Pascual et al., 1983a) (suite et fin)
Posté le 05.05.2008 par jollinart
Table I : Composés chimiques de l’huile essentielle d’Aristolochia longa L.
(J. De Pascual et al., 1983a) (suite)